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A livre ouvert

« A livre ouvert / wie ein offenes Buch »

« Le monde va finir ; la seule raison pour laquelle il pourrait durer, c’est qu’il existe… » Cette citation extraite des Fusées (œuvre posthume de Baudelaire) fait partie des textes que Walter Benjamin retient pour nous parler de « son » Baudelaire, dans sa dernière conférence à Pontigny en 1939 : « Telle était la sensibilité de Baudelaire. Elle lui a valu une expérience qui porte la marque de l’originalité essentielle. C’est le privilège de celui qui, le premier, a mis le pied sur une terre inexplorée et qui en a tiré pour ses notations poétiques, une richesse non seulement singulière, mais aussi de portée surprenante. »

Nous fêtons le 200ème anniversaire de la naissance de Baudelaire, en donnant à l’entendre dans la lecture que fait Benjamin de son œuvre.

Deux vies écourtées, deux œuvres inachevées qui se croisent et, de façon prophétique, mettent à l’épreuve notre présent.

Lecture musicale avec Jean Lorrain, Aline Martin, François Wolfermann et Grégory Ott au piano de la chapelle de l'Eglise Saint-Guillaume, Strasbourg.

Frédéric Apffel au son, Nelly Stefan à l'image

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Aragon fut poète, journaliste, romancier. Quelques-uns de ses textes ont été mis en musique par Brassens, Ferré ou Ferrat. Ces chansons, ainsi que d’autres poèmes bouleversants tombés dans l’oubli, gagnent à être replacés dans le contexte de l’époque.

Surréaliste, puis membre du Parti Communiste, il se soumet progressivement aux orientations de Moscou en littérature. Il fait partie des intellectuels solidaires de la République espagnole et pleure ses poètes. Mobilisé pendant la « drôle de guerre », il est au front et tente de résister en 1940. Le « poète casqué » redeviendra poète tout court. Grâce à l’éditeur Pierre Seghers, et parce que le Parti communiste s’engage dans la Résistance après la rupture du pacte germano-soviétique, il se retrouve au cœur d’un mouvement qui veut, comme en Espagne, faire de la poésie une arme contre l’occupant. Avec Elsa Triolet, il mène une existence dangereuse, défiant et trompant la censure, tissant des réseaux. Ce faisant, il recrée des solidarités et des connivences, redécouvre la géographie et l’histoire de France. Il réhabilite la nation et la rime, la longue tradition dans cet « étrange pays » du chant populaire et de la poésie savante – et chante Les Yeux d’Elsa.

Lecture-présentation avec Charles Fichter, Jean Lorrain et Aline Martin

Grâce au soutien de la Ville de Strabourg-Eurométropole, du Conseil Départemental du Bas-Rhin, de la Région Grand-Est et de la DRAC Grand-Est

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De « La langue perdue des Alsaciens, à « Quand j’étais petit, j’étais catholique » avec humour et détachement, Pierre Kretz, d’une manière presque scientifique, nous rapporte comment on se construit parfois !

« Il s’agit moins d’un regard sur l’Alsace que de la façon même de la regarder. »

Il remonte de ce qui est souvent sous nos yeux, quasi usuel, vers sa secrète fabrication. Il arrive à déplacer les enjeux. Et, si on écoute bien, ces enjeux sont étonnamment bien ailleurs et aujourd’hui.

Une lecture en musique, avec François Wolfermann, Aline Martin et Romain Pivard au saxophone

Une proposition A livre ouvert/wie ein offenes Buch

Avec le soutien de la Ville de Strasbourg, la Région Grand Est, la DRAC Grand Est et du Département du Bas-Rhin

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A l’occasion du lancement de ce si particulier « Friehjohr fir ùnseri Sproch 2021 », nous vous proposons de revenir sur « Une histoire des langues de l’Alsace », paru aux éditions de la Nuée Bleue en 2015

Avec son auteur Dominique Huck qui a également dirigé le Département de dialectologie alsacienne et mosellane de l’Université de Strasbourg, et Pascale Erhart, qui en est l’actuelle directrice, et dont les travaux en cours portent sur la définition de « l’alsacien » en tant qu’objet de recherche.

L’occasion de découvrir l’histoire, mais aussi et surtout l’actualité vivante de la transmission de notre langue de cœur.

La conversation est animée par Mathilde Reumaux, directrice des éditions de la Nuée Bleue.

Et pour illustrer le propos, une lecture en musique de quelques textes savoureux de Gustave Stoskopf, par Alexandre Sigrist et Aline Martin, accompagnés en chanson par Laurence Bergmiller et Alain Heilbronn à l’accordéon.

En partenariat avec l’OLCA – Office pour la langue et les cultures d’Alsace et Conseil culturel d’Alsace

 

Avec le soutien de la Ville de Strasbourg, la Région Grand Est, la DRAC Grand Est et du Département du Bas-Rhin

 

Dans la littérature, de nombreux textes fondateurs et inspirants jalonnent les chemins de l'engagement pour aller vers un avenir plus respectueux de notre environnement. De Montaigne à Ivan Illich en passant par Albert Schweitzer, ces lectures nous interrogent sur la responsabilité de chacun et nous font vibrer au rythme des mots qui rendent hommage à la planète.

Deuxième partie : Albert Schweitzer : Respect et responsabilité pour la vie.

« Je suis vie qui veut vivre, entouré de vie qui veut vivre. » Précurseur de l’écologie, Albert Schweitzer a été le premier à utiliser la formule du “respect de la vie” pour fonder une éthique qu’il voulait élémentaire et universelle. Théodore Monod le présentait ainsi : « Tour à tour musicien, théologien, penseur et médecin, il est l’un de ces hommes qui aujourd’hui empêchent quand même de désespérer tout à fait de l’humanité ». Pour la première fois, les textes fondamentaux d’Albert Schweitzer sont réunis, par Jean-Paul Sorg qui en rédige l’avant-propos, en un recueil qui dévoile sa pensée écologique visionnaire.

Avec Jenny Litzelmann (directrice de la Maison Albert Schweitzer de Gunsbach) et Maurice Wintz (Alsace Nature).

Lectures : Aline Martin et Jean Lorrain.

« Durant ces vingt dernières années la question du langage a dominé dans les systèmes théoriques, dans les sciences dites humaines, et elle est entrée dans les discussions politiques des mouvements de lesbiennes et de libération des femmes. C’est qu’il s’agit là d’un champ politique important où ce qui se joue c’est le pouvoir… » Monique Wittig, La pensée straight.

Depuis qu'il y a des hommes et qu'ils pensent, ils ont chacun écrit l'histoire dans leur langage : au masculin. Les Guérillères s'écrivent comme sujet collectif à la troisième personne du féminin pluriel. Dans les lacunes des textes magistraux qu'on nous a donnés à lire jusqu'ici, les bribes d'un autre texte apparaissent, le négatif ou plutôt l'envers des premiers, dévoilant soudain une force et une violence que de longs siècles d'oppression ont rendu explosives.

Concert-lecture en alsacien, arabe, anglais et français des “Guérillères” de Monique Wittig. Musique par Noufissa Kabbou & Emmanuel Simula, Charlotte Vix & Laura Strubel. Lecture par Aline Martin.

Proposé par A livre ouvert/wie ein offenes Buch

Grâce au soutien de la Ville de Strabourg-Eurométropole, du Conseil Départemental du Bas-Rhin, de la Région Grand-Est et de la DRAC Grand-Est

#moniquewittig #penseestraight #concert #musique #hommage #strasbourg #feminisme #8mars #masculinfeminin

Facebook live en direct du SINE / CINE de Bussière, organisé avec l’Association A livre ouvert / wie ein offenes Buch et la Librairie Kléber.

Dans la littérature, de nombreux textes fondateurs et inspirants jalonnent les chemins de l'engagement pour aller vers un avenir plus respectueux de notre environnement. De Montaigne à Ivan Illich en passant par Albert Schweitzer, ces lectures nous interrogent sur la responsabilité de chacun et nous font vibrer au rythme des mots qui rendent hommage à la planète.

Venez découvrir le roman d'Ivan Illich, « Énergie et équité ». Dans cet ouvrage Ivan Illich relève que, passés certains seuils, a production de services devient aussi destructrice de la culture, que la production de biens matériels l’est de la nature. Dans ce texte visionnaire, il établit les fondements de ce que sera la pensée écologique moderne. Penseur de l’écologie politique, Ivan Illich met en garde ses contemporains contre la crise de l’énergie qui les menace et contre les dérives de la productivité galopante, incontrôlable et dévastatrice pour les structures sociales.

Avec la participation de Thierry Jobard (Libraire) et Maurice Wintz (Alsace Nature).

Lectures : Aline Martin et Jean Lorrain

#écologie #respect #responsabilité #planète #menace #lecture #littérature 

Juliette Lelieur, juriste française, ansi que Luca Pfaff, musicien suisse seront nos invités, pour échanger aux côtés d’Aline Martin et Laure Werckmann.

En novembre, l’Allemagne pointait la France du doigt en épinglant les incohérences des décisions prises lors du second confinement : interdiction de nager dans l’océan, fermetures de rayons entiers dans des supermarchés bondés, infantilisation de la population par un système complexe d’attestation… La verticalité d’un système politique centralisé couplé à une technocratie toute-puissance avait transformé la France en Absurdistan.

La crise qui dure combinée à la crainte des gouvernements européens de se voir accuser de ne pas avoir fait assez pour protéger les populations du virus ont semblé avoir fait de l’Absurdistan lui-même un virus, que se transmettent, même par visioconférence interposée, les dirigeants européens.

En décembre, un ami allemand m’écrivait, alors que le gouvernement allemand s’était aussi résolu à un confinement : « Absurdistan ist jetzt auch bei uns. »

Que traduit cette soudaine internationalisation de l’Absurdistan un peu partout en Europe ? Pour sûr pas une extension des zones concernées par le virus, car celui-ci a été élevé au rang de pandémie dès le mois de mars et circule déjà dans tous les pays européens. Serait-elle le signe de l’avènement d’une technocratie qui avait déjà gangréné Bruxelles et qui fait qu’aujourd’hui nos dirigeants regardent plus les chiffres que l’état et les aspirations réelles de la population ? Serait-elle aussi le reflet de nos sociétés, qui ont implicitement établi une hiérarchie des valeurs, et qui fait que certains secteurs sont considérés comme secondaires ou non essentiels ? Serait-elle le résultat de la peur de nos dirigeants face à une population qui, dans des aspirations contradictoires, attendrait d’être protégée de tout et n’accepterait aucune concession ? Serait-elle l’aveu d’un échec de nos politiques à tenir un discours de vérité et d’humilité ? serait-elle l’aveu d’un manque de moyens dans la mise en œuvre de la démocratie ?

Ce sont ces questions dont nous débattrons ce soir là des perspectives internationales entre France, Allemagne et Suisse.